Dans une récente évolution politique en Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez a opéré un changement notable concernant la gestion de l’environnement et l’aménagement du territoire. En adressant une lettre aux responsables municipaux le 19 février 2024, le dirigeant de cette importante région française a annoncé un revirement dans sa position précédemment adoptée à l’égard de la stratégie environnementale nationale, connue sous le nom de Zéro artificialisation nette (ZAN), établie par la législation sur le climat.

Cette décision marque un contraste frappant avec ses déclarations antérieures, où il exprimait une volonté de se désengager de cette initiative. L’annonce a suscité une vague de réactions parmi les opposants politiques.

La base de ce revirement repose sur une loi adoptée le 22 août 2021, visant à limiter l’expansion urbaine sur les terrains naturels, agricoles et forestiers, avec pour objectif de ne plus consommer de nouveaux espaces d’ici 2050. La loi impose également de réduire de moitié cette consommation d’espace d’ici 2030, comparativement aux niveaux de 2011-2020. Les autorités régionales doivent intégrer ces directives dans leurs plans d’aménagement.

La controverse a débuté lorsque, lors d’un discours en septembre 2023, le dirigeant régional déclarait son intention de se soustraire à ces obligations, critiquant la loi comme nuisible pour les communautés rurales. Cependant, face à la possibilité d’une intervention administrative supérieure et suite à des actions légales initiées par des défenseurs de l’environnement et des élus, il a finalement opté pour l’alignement sur les directives nationales.

Cette volte-face met en lumière les tensions entre développement régional et conservation environnementale, illustrant la complexité de naviguer entre les impératifs de développement durable et les exigences légales dans la gouvernance locale et régionale.