Deuxième confinement, un coup dur pour les commerçants

 

Source : Communiqués de l’Union des entreprises de proximité de la région Auvergne-Rhône-Alpes, enquête de l’institut Xerfi-I+C

Face à la deuxième vague de l’épidémie, le gouvernement a décidé de confiner le pays entier dès le 29 octobre, pour quatre semaines minimum. Un nouveau coup dur pour les commerçants de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

L’Hexagone va connaître son second confinement alors même que les conséquences du premier, imposé durant le printemps, se font toujours ressentir et que la reprise économique est d’ores et déjà très difficile. 
Le gouvernement avait pour objectif d’éviter un re-confinement en imposant des mesures sanitaires drastiques aux hôtels, restaurants, cafés, salles de sport… Malheureusement, celles-ci n’ont pas eu l’effet escompté bien que respectées par la plupart. 
Le re-re-confinement généralisé ne sera pas sans conséquences et il est à craindre que bon nombre de commerces risquent de mettre la clé sous la porte.

Afin de mieux se rendre compte de la situation actuelle, penchons nous sur les chiffres communiqués par l’Union des entreprises de proximité d’Auvergne-Rhône-Alpes.
Par rapport à l’année dernière, le chiffre d’affaires des commerces de proximité du troisième trimestre de 2020 a connu une baisse de 3,5%. Quant aux métiers de l’artisanat, ils passent d’une baisse de 26% de leur chiffre d’affaires au second trimestre contre seulement 1% au troisième. Compte tenu des circonstances, ceci est plutôt positif.
 Le secteur des hôtels, cafés et restaurants est quant à lui le plus fragilisé et a connu un arrêt presque total pendant le confinement et jusqu’au 2 juin avec une baisse de 56%.

Sans les aides publiques, le second confinement pourrait s’avérer encore plus fatal que le premier. Le gouvernement, tel Janus au deux visages, est donc à la fois le responsable du confinement – et indirectement des faillites –  et à la fois le sauveur des entreprises. Qu’en dirait un psychologue ? Car avec autant d’opinions favorables dans les sondages pour le président, ne pourrait-on pas considérer tout cela comme une macrocosme à l’échelle du pays du syndrome de Stockholm ?

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