Après le rejet du Conseil d’État, les associations opposées au projet d’entrepôt Amazon près de Lyon envisagent de porter leur affaire devant la cour européenne de justice.

Amazon a obtenu le feu vert pour la construction d’un entrepôt de 160 000 mètres carrés près de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, malgré l’opposition des associations locales. Le Conseil d’État a récemment validé le projet, considérant qu’il était en accord avec le Plan local d’urbanisme.

La municipalité de Colombier-Saugnieu, où l’entrepôt doit être construit, se réjouit de cette décision, anticipant la création d’emplois et des avantages fiscaux pour la commune. Le nombre d’emplois potentiels est estimé entre 1000 et 1500, et la taxe d’aménagement pourrait rapporter 3 millions d’euros à la commune, sans compter la taxe foncière annuelle.

Les associations locales déplorent la décision du Conseil d’État et estiment que le modèle commercial d’Amazon nuit à l’environnement. Elles craignent également une augmentation du trafic routier et des conséquences pour la qualité de l’air, en contradiction avec le Plan de protection de l’atmosphère de la région.

Ayant épuisé leurs recours devant la justice française, ces associations envisagent de faire appel à la Cour de justice de l’Union européenne pour contester le projet. En dernier recours, elles envisagent même d’entraver physiquement la construction.

La décision du Conseil d’État soulève des inquiétudes quant à la prise en compte des préoccupations de la population. Cela alimente le sentiment que les intérêts économiques prévalent sur les intérêts environnementaux et communautaires.